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A propos de L’A.U.
Historique
Origines et croissance de l’A.U.
L’Association unie a vu le jour en 1889 lorsqu’un plombier de Boston du nom de P.J. Quinlan a adressé une brève lettre à M. Richard. A. O’Brien, un plombier de Washington D.C. La lettre commençait ainsi : « Cher monsieur et confrère. Je prends la liberté de vous adresser quelques mots afin d’obtenir votre point de vue au sujet de la formation d’une fraternité unie. ».
L’auteur de cette première lettre allait par la suite devenir le premier président général et son destinataire le premier secrétaire général et trésorier de l’Association unie.
Avant 1889, les plombiers, les monteurs de conduites de vapeur et les monteurs d’installation au gaz qui étaient organisés étaient membres de syndicats locaux indépendants sans affiliation, ou encore ils étaient affiliés à divers métiers.
Cependant, en 1889, les organisations existantes étaient en déclin ou avaient tendance à se tourner vers un seul métier. Les dirigeants syndicaux locaux commençaient alors à envisager d’autres moyens d’unir les compagnons du domaine de la tuyauterie à l’échelle nationale pour gérer les problèmes mutuels, notamment afin de faciliter les déplacements des membres, de bâtir un système d’apprentissage et de fournir une aide financière aux grévistes.
En réponse à ces problèmes, l’Association unie a vu le jour officiellement le 11 octobre, 1889. À l’origine, l’organisation avait pour nom : « United Association of Journeymen Plumbers, Gas Fitters, Steam Fitters and Steam Fitters' Helpers of the United States and Canada ».
Début des années 1900
Au tournant du siècle, les premiers dirigeants de l’A.U. font face à de nouveaux défis et sont contraints de prendre de nombreuses décisions révolutionnaires et controversées. L’une d’elles portait sur l’établissement de mécanismes qui permettront aux membres de l’A.U. de se déplacer partout aux États-Unis et au Canada à des fins professionnelles. Un système de cartes d’attestation a été mis sur pied afin de permettre aux travailleurs sans emploi d’une localité de se rendre dans une autre localité pour y travailler.
Cette « mobilité » était d’une grande importance au début des années 1900 car l’industrie de la construction entrait dans une ère d’expansion fulgurante. De 1898 à 1914, l’Association unie a quadruplé le nombre de ses membres.
Au cours de cette époque, sous la direction du président général, M. John S. Kelley, des mesures ont été adoptées afin de renforcer l’A.U. à l’échelle nationale. L’une de ces mesures portait sur la création d’un système de timbres pour la perception des cotisations. Cette mesure a contribué à améliorer de façon spectaculaire la stabilité financière de l’A.U. et a permis de dresser une liste fiable des syndicats locaux et de leurs membres.
Des progrès considérables ont été accomplis et ont abouti à la création d’un syndicat moderne en 1902 à Omaha, au Nebraska, où les délégués présents au congrès de l’A.U. ont approuvé un plan visant la mise sur pied d’un système complet d’avantages sociaux en cas de maladie, de décès et de grève.
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La grande dépression
Au cours des deux dernières décennies du XXe siècle, l’A.U. a fait des avancées audacieuses, à l’avant-garde du mouvement ouvrier américain. Notons tout particulièrement la création d’un programme d’apprentissage officiel de cinq ans, l’expansion de l’influence de l’Association unie, notamment la construction d’installations industrielles et d’installations de services publics, ainsi que la croissance de l’Association qui, en 1929, comptait 60 000 membres.
Malheureusement, la grande dépression allait bientôt frapper et faire des ravages. Avec le krach boursier de 1929 et la faillite de nombreuses banques, les économies américaine et canadienne ne pouvaient plus soutenir le niveau de croissance qui avait suivi la Première Guerre mondiale. Les projets de construction sont donc restés au point mort. L’A.U. ne comptait plus alors que 35 000 membres et n’a tenu aucun congrès entre 1928 et 1938.
La dépression a eu des effets dévastateurs sur les membres de l’A.U. qui, après avoir travaillé dur toute leur vie, se sont retrouvés du jour au lendemain sans emploi, privés de revenus, subissant ainsi une atteinte à leur fierté. Néanmoins, ces années ont été empreintes de sacrifices personnels et de courage, les membres s’entraidant entre eux pour assurer la survie de tous.
Avec l’adoption du New Deal sous la présidence de Franklin D. Roosevelt, l’A.U. s’est remise au travail. En effet, les membres de l’A.U. partout aux États-Unis et au Canada ont alors entrepris les projets de grande envergure qui aujourd’hui sont des témoignages durables de la persévérance malgré l’adversité.
Au moyen de l’administration des travaux publics et de l’administration du progrès des travaux, l’A.U. a contribué à la construction des barrages, des routes, des bibliothèques, des écoles, des édifices gouvernementaux et des projets d’habitation qui constituent aujourd’hui un héritage durable de la qualité du travail des membres de l’A.U. et des métiers du bâtiment.
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Deuxième Guerre mondiale
En 1941, l’A.U. avait recruté 81 000 membres. Ce nombre est monté en flèche pour atteindre 210 000 membres au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Des milliers de membres de l’A.U. se sont engagés dans les forces armées pour aller servir leur pays avec bravoure dans les divers conflits qui faisaient rage un peu partout dans le monde. À leur retour de la guerre, les membres de l’A.U. ont été mis à contribution dans les chantiers navals, les usines de munitions, les fabriques d’avions et autres usines. Certains membres ont aussi servi dans des unités de construction militaire outre-mer.
Au cours de cette période, l’A.U. a accru le nombre de ses membres et a rehaussé son prestige. La construction en temps de guerre a contribué à la hausse du nombre de membres. D’autres événements ont également contribué à renforcer l’A.U., notamment l’élaboration d’accords nationaux entre l’A.U. et les grands entrepreneurs nationaux. L’accord historique de l’A.U.-NCA (National Constructors Association) sur la construction à l’échelle nationale a été signé en 1941.
Les années d’après-guerre ont aussi été marquées par l’ascension au pouvoir de l’un des chefs les plus en vue du mouvement syndical, M. George Meany, le tout premier président du regroupement nouvellement formé des deux principales organisations syndicales, c’est-à-dire la Fédération américaine du travail et Congrès des organisations industrielles (FAT-COI). Homme au franc-parler d’un grand courage et d’une grande dignité, M. Meany a fort probablement été la figure ayant exercé le plus d’influence dans la formation du mouvement syndical américain entre le milieu des années 1950 et l’année de son décès, c’est-à-dire 1980. M. George Meany était aussi un fier membre de la section locale 2 de l’Association unie à New York.
Les liens tissés entre l’A.U. et la FAT-COI sont toujours demeurés solides. L’A.U. s’est affiliée à la Fédération américaine du travail en 1897. Le Bureau général de l’Association unie à Washington D.C. a été bâti à l’origine par M. Samuel Gompers en 1915-1916 et il a servi de siège à la FAT. Aujourd’hui, l’A.U. est l’un des moteurs au sein du Département des métiers de la construction de la FAT-COI.
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Un nouveau millénaire sous le signe de la fierté, grâce à l’excellence!
En 1989, l’A.U. a célébré son centenaire avec fierté. En ce début de siècle nouveau, l’A.U. demeure une organisation solide et vitale, composée de milliers d’hommes et de femmes hautement qualifiés qui œuvrent ensemble pour une cause commune. De nos jours, les membres de l’A.U. mettent à profit leurs compétences dans les domaines commercial, industriel et résidentiel. Parmi les nombreux projets de construction auxquels participent les membres de l’A.U., notons les maisons unifamiliales, les jardins, les immeubles d’habitation de grande hauteur, les bureaux, grands et petits, les centrales électriques, les raffineries et les usines.
L’industrie des métiers de la tuyauterie fournit la main-d’œuvre nécessaire à la mise en place des réseaux d’égouts et des systèmes de traitement de l’eau et des eaux usées. De plus, les domaines de compétences de l’A.U. englobent les installations de chauffage, de conditionnement d’air et de réfrigération, ainsi que les systèmes d’extinction automatique et de protection contre l’incendie.
Pour qu’une main-d’œuvre spécialisée stable et suffisante puisse faire face aux défis et aux besoins actuels d’une industrie du bâtiment diversifiée et en pleine expansion, l’A.U. s’est dotée d’un excellent programme de formation. En fait l’engagement de l’A.U. envers la formation demeure inégalé parmi les organisations syndicales du monde entier. Les compagnons issus de ces programmes de formation au fil des ans constituent l’épine dorsale de l‘Association unie.
Ayant connu des débuts modestes, à l’époque où elle ne comptait 40 délégués représentant 23 syndicats indépendants dans 10 États et dans le district de Columbia, l’Association unie s’est transformée en un puissant syndicat de l’Amérique du Nord, représentant plus de 300 000 membres répartis dans 400 syndicats locaux partout aux États-Unis et au Canada.
Depuis plus de 100 ans, l’A.U. a toujours été le fer de lance du combat livré pour faire respecter les droits des travailleurs. Notre entrée dans le nouveau millénaire sera parsemée de nombreux obstacles, à la fois nouveaux et imposants. Pour préparer nos membres en vue des progrès rapides en matière de technologie et de gestion des affaires, l’A.U. a créé l’un des programmes de formations les plus complets du monde syndical à l’échelle de la planète. En outre, afin de mieux préparer nos membres pour l’avenir, nous avons adopté un budget des dépenses s’élevant à plus de un million de dollars par semaine.
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